Ces créateurs de jeux vidéo qu’Internet a fait craquer

Publié le par Play SESSION

Ces créateurs de jeux vidéo qu’Internet a fait craquer

Internet a le pouvoir de faire et défaire les succès, mais aussi d’irriter certains créatifs, qui vont parfois jusqu’à complètement péter les plombs devant les réactions odieuses d’une partie haineuse du cyber-public. Et le petit monde des jeux vidéo n’est évidemment pas épargné…



Connaissez-vous Phil Fish ? Il s’agit du créateur de FEZ, jeu « rétro chic » dans toute sa splendeur qui est d’ailleurs récemment sorti sur PS3 et PS Vita. FEZ a été mis sous le feu des projecteurs parce qu’il est excellent, avant tout, mais aussi parce que Phil Fish a été révélé dans Indie Game : The Movie, un passionnant film-documentaire sur le jeu vidéo indépendant. Le genre d’aventure humaine et vidéoludique qui a tout pour plaire, mais il existe toujours des mécontents… surtout sur Twitter et autres réseaux sociaux modernes. Et si la plupart des personnes publiques on appris à faire le dos rond face aux commentaires odieux qui naissent ici et là sur la toile, à « laisser glisser », d’autres répondent, argumentent et finissent par perdre les pédales. Phil Fish est de ceux-là, indéniablement. A tel point qu’il a fini par dénigrer publiquement les « hardcore gamers », à y aller de quelques insultes lui aussi, se rabaissant au niveau de ses pires contradicteurs, jusqu’à finalement prendre la décision de quitter Twitter et… d’annuler le développement d’un FEZ 2 auquel il s’était pourtant juré de donner naissance.

La haine tue… l’envie de créer ?

Mais Phil Fish n’est pas le seul à avoir récemment « pété un plomb ». Le phénomène Flappy Bird a lui aussi eu raison de la santé mentale de son créateur, Dong Nguyen, qui suite à l’énorme succès de son jeu (plus de 50 millions de téléchargements !) a brusquement décidé de le retirer de l’AppStore et des autres boutiques en ligne. Il gagnait pourtant grâce à lui plus de 50.000 dollars chaque jour, mais la pression était trop forte. Une pression venant de toute part sur Internet, lui reprochant d’avoir plagié différents jeux existants, d’en faire un commerce injuste et d’être globalement un affreux personnage. Dong Nguyen déclarait alors : « Je peux dire que Flappy Bird est un succès qui m'appartient, mais le jeu a aussi ruiné ma vie ordinaire. Et maintenant je la hais ». Depuis, le créateur vietnamien vit dans le silence sur Internet mais, contrairement à Phil Fish, a tout de même déclaré vouloir continuer à exercer son métier en faisant de nouveaux jeux.



Le Yin et le Yang d’Internet

Internet est indubitablement un merveilleux outil, qui a fait beaucoup de bien à notre société en offrant le savoir à qui en veut bien, partout dans le monde. Il permet aussi de sortir de l’anonymat, de mettre en lumière plus facilement ses travaux grâce notamment aux réseaux sociaux… Mais il y a un revers à toutes les médailles, et certains créateurs de jeux vidéo comme Dong Nguyen et Phil Fish l’ont donc amèrement compris ces derniers temps, et ce ne sont pas les seuls. Mais à la lumière de ces exemples, c’est une dérive désormais bien connue, et certains développeurs s’en préservent d’ailleurs soit en se « blindant », comme Cliff Bleszinski (Gears of War) qui avait d’ailleurs supplié Phil Fish de se remettre au travail, ou alors même en pratiquant en quelque sorte la prévention… On pense au duo de développeurs Tale of Tales (Luxuria Superbia) qui a décidé de ce couper de ce monde de commentateurs à l’emporte-pièce en ne lisant plus les commentaires sur Twitter, ou encore en fermant son blog…

La petite frange de « haters », constituée de passionnés devenus de véritables terroristes du cyber-verbe depuis que leur parole est devenue si largement publique et touche directement ses cibles, va-t-elle avoir raison de nos créateurs vidéoludiques les plus talentueux ? Certainement pas, mais malheureusement elle fera probablement d’autres victimes.

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