Etats-Unis: Sa phobie des grenouilles lui rapporte 1,6 million de dollars

Publié le par 20minutes.fr

Paul Marinaccio devant son terrain inondé, à Clarence (Etat de New York), le 6 avril 2013

 

«Je suis terrifié par ces petites créatures». Paul Marinaccio, un habitant deClarence (Etat de New York), n’en mène pas large lorsqu’il tombe sur des grenouilles, mais sa phobie lui a tout de même rapporté 1,6 million de dollars (environ 1,2 million d’euros) en justice, a indiqué lundi The Buffalo News.

Déjà millionnaire, cet homme d’affaires de 65 ans a vu son terrain devenir au fil des années 2000 un véritable marécage en raison de travaux menés par la municipalité de Clarence aux alentours et du ruissellement des eaux qui en a résulté. Et qui dit marécage dit… grenouilles.

Chaque printemps et été depuis plus de dix ans, les affreux batraciens viennent alors coloniser la vaste propriété de Paul Marinaccio. Sa phobie est née dans les années 1950 en Italie, son pays d’origine, lorsqu’il était enfant et qu’un homme l’a pourchassé avec de grosses grenouilles, raconte The Buffalo News. Cette peur maladive le pousse ainsi à se retrancher systématiquement dans sa maison dès que les bêtes approchent.

«Prisonnier de ma propre maison»

«L’hiver, ça va parce que je sais qu’il n’y a pas de grenouilles. Mais l’été, je suis prisonnier de ma propre maison», a déclaré l’homme d’affaires devant le tribunal, qui a également raconté comment il a déjà appelé plusieurs fois à la rescousse sa fille, qui habite à quelques kilomètres de là, pour qu’elle écarte les grenouilles qui cernaient sa maison et qu’il puisse rentrer chez lui. A d’autres moments, il ne pouvait plus se déplacer sur son terrain qu’en bulldozer ou bien il payait des employés pour enlever les batraciens des zones où il désirait se rendre dans sa propriété.

Autant d’exemples qui ont fait pencher le tribunal en faveur de Paul Marinaccio dans le procès qui l’opposait depuis sept ans à la municipalité de Clarence et l’entreprise de travaux publics en justice. L’homme d’affaires a récemment obtenu gain de cause, soit 1,6 million de dollars de dommages et intérêts. Les coupables devront également s’acquitter de nouveaux travaux de drainages afin de résoudre ce problème d’inondation. Quant aux grenouilles, Paul Marinaccio espère bien qu’elles s’en iront d’elles-mêmes quand son terrain sera redevenu sec. Et il y mettra des vaches.

 

Publié dans Histoire

Commenter cet article