Suicide assisté : "Cette légalisation n'est pas souhaitable" pour le comité d'éthique

Publié le par lemonde.fr

Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) doit rendre, lundi 1er juillet 2013, son avis sur la fin de vie

Les membres du comité consultatif national d'éthique (CCNE), qui ont rendu lundi 1er juillet leur avis sur l'aide à mourir, se sont montrés unanimes sur des points précis comme l'accélération de la mort d'un nouveau-né en réanimation, les directives anticipées (les dernières volontés d'un patient) ou l'élargissement de la collégialité dans la décision d'arrêter un traitement. Mais sur l'assistance au suicide, et l'attention que doit porter la société aux personnes en fin de vie, ses membres se sont divisés. Extraits.

Décès d'un nouveau-né

"La question de la sédation profonde de nature à accélérer le processus de mort se pose d'une manière particulière dans le cas des nouveau-nés atteints de lésions cérébrales sévères et irréversibles, pour lesquels, avant la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, un geste létal était parfois pratiqué, et pour lesquels, depuis son entrée en vigueur, une décision d'arrêt des traitements est prise." (...)

"Pour le CCNE, il est souhaitable que la loi soit interprétée avec humanité afin que, grâce à la manière de mener la sédation, le temps de l'agonie ne se prolonge pas au-delà du raisonnable."

Directives anticipées

"Toutes les personnes atteintes d'une maladie potentiellement grave devraient être informées par leur médecin traitant de la possibilité de rédiger de véritables directives anticipées. [Lorsqu'elles existent], elles devraient être présumées avoir valeur obligatoire pour les professionnels de santé."

[Le Comité d'éthique distingue cependant trois exceptions] : "l'urgence rendant impossible leur prise en compte, l'inadaptation des directives à la situation clinique du patient ou des témoignages suffisamment précis, étayés et le cas échéant concordants des proches du malade indiquant que les directives ne correspondent plus au dernier état de sa volonté."

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