«Touche pas à ma pute» : la débandade de Nicolas Bedos

Publié le par liberation.fr

Nicolas Bedos le 11 mars 2013 à Lille.

L'humoriste, signataire de la pétition polémique des «343 salauds», juge désormais le parallèle avec le manifeste en faveur de l'avortement «assez indécent».

 

Une provocation. C'est ainsi que l'humoriste Nicolas Bedos justifie la présence de son nom en bas de la pétition polémique des «343 salauds», intitulée «Touche pas à ma pute», et qui doit paraître le 7 novembre dans le mensuel Causeur«Certains d’entre nous sont allés, vont, ou iront aux "putes" - et n’en n’ont même pas honte», déclare la poignée de personnalités. Ils considèrent que «chacun a le droit de vendre librement ses charmes» et disent que «sous aucun prétexte» ils ne se passeraient «du consentement de (leurs) partenaires».

Interrogé ce jeudi sur Europe 1, Nicolas Bedos a expliqué que cette intitiative lui avait été présentée «comme une sorte de blague, un peu provoc', qui disait des choses relativement vraies. Quand on lit le texte attentivement, je ne vois pas ce qui me ferait rougir de signer», poursuit-il.

Il concède néanmoins : «À tête reposée, le parallèle avec le manifeste des 343 salopes est assez indécent». Le titre du texte deCauseur fait en effet référence au manifeste des «343 salopes» publié en 1971 dans le Nouvel Observateur, dans lequel des femmes proclamaient avoir eu recours à l'avortement, quand celui-ci était encore passible de poursuites. Cette allusion a notamment suscité l'ire des associations féministes et de la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem.

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Nicolas Bedos a par ailleurs expliqué au micro d'Europe 1 vouloir«dédramatiser». «Je ne sais pas comment ça marche. Je ne suis pas allé trimbaler ma bagnole dans les artères du bois de Boulogne», confie-t-il. «Je dis juste : les gouvernements ne sont personne pour mettre leur grain de sel dans la misère affective de personnes qui ont besoin de ça, d’une sorte d’hygiène sexuelle. 

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